samedi, janvier 12, 2008

Bree Van de Kamp bonjour !

Bizarrement bien qu'adorant cuisiner je n'achète pas de livres de cuisines car je trouve mon bonheur sur Marmiton, koocook ou notre ami Goggle.
Mais lors de mes dernières vacances Outre-Atlantique j'ai trouvé un livre bien sympathique dans une boutique d'échange de livre du Plateau : la cuisine raisonnée.


Il s'agit d'un livre de cuisine fait par les soeurs de la Congrégation Notre-Dame à Montréal, datant, pour la première édition, de 1919. Ce pensionnat pour jeune fille avait pour mission, entre autres, d"offrir outre le cours ordinaire de leurs autres couvent l'enseignement ménager".
Ce manuel s'est apparemment imposé dans les foyers québécois comme la Bible de la cuisine, où l'on y trouve des recettes de base ainsi que des spécialités telles que le Pudding chômeur, la tourtière (nnooonnn !!! pas la tourtière !!!) ou les crétons.
On imagine aisément la ménagère des années 50, penchée sur son livre de cuisine offert par sa mère pour ses 16 ans, en train de préparer une "tarte fanchonnette à la citrouille" en attendant que ses enfants reviennent de l'école et que Monsieur rentre de sa journée de travail.

Outre les recettes, on y trouve également des conseils sur l'aménagement de la cuisine, sur le garde-manger, la conservation des aliments et le savoir-vivre indispensable à la bonne maîtresse de maison pour recevoir.
Je ne peux m'empêcher de vous citer un passage :

Service des dîners intimes (1943, entendez dîners sans archevêque, Pape ou Président)
Un seul domestique, ou même la bonne, en tablier blanc, est chargé de ce service. Il se tient debout non loin de la maîtresse de maison, attentif à recevoir les ordres qu'on lui donne à voix basse. Comme il ne doit pas quitter la salle à manger, les assiettes, les couverts de rechange, les plats même luis sont apportés sur le seuil.
Dans ces dîners, il est d'usage que le maître découpe et serve les viandes. La maîtresse de céans distribue les poissons, les légumes et les entremets sucrés.
Le domestique présentera e, temps opportun les assiettes destinées à recevoir le couvercle de la soupière, lu légumier etc. Quelque objet qu'il ait à donner : couteau, fourchette, cuillère, pain etc., il le présentera invariablement sur une assiette.
En famille, la maîtresse de maison remplit les assiettes empilées devant elle. Une bonne ou la jeune fille de la maison reçoit, des mains de la maîtresse l'assiette remplie et va la poser devant chaque convive en suivant l'ordre des préséances.

Bon, alors que crois que j'ai tout faux. Il va falloir que je me trouve une bonne (ou une jeune fille de maison), zut alors (excusez mon langage vulgaire).

1 Comments:

Blogger Marie said...

Bonjour Maoria,

nous sommes heureux d'être une de vos sources d'inspiration pour vos recettes. Pour être encore plus Bree, vous suivrez sûrement avec intérêt nos news du mois de janvier, consacrées aux usages autour d'une table.
A bientôt sur Koocook !

14 janvier 2008 à 10:05  

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